Dojo Nantais / JC Chilly-Mazarin Morangis : 2-7
Entre ces deux mal classés n’ayant pas encore connu la victoire cette année, c’était tout bonnement la question du maintien en Judo Pro League qui se jouait. Une mission prise à cœur par les huit combattants du JC Chilly-Mazarin Morangis, qui n’allaient pas connaître la moindre défaite ce mardi. En première mi-temps, Aya Louchène (-52kg) variait entre son tani-otoshi et ses ko-uchi-gari pour écarter Lalie Pousse, Richard Vergnes (-66kg) remontait deux yukos de retard par un spectaculaire sode-tsuri-komi-goshi imposé à Corentin Gendre, tandis qu’Emma Benghezal (-63kg), septième des mondiaux cadettes en 2024, l’emportait d’un yuko contre Lina Fachate. Conjugués au hikiwake entre Manon Burnel et Saféine Gues en -57kg et à la victoire par forfait du Nantais Luka Tskhvediani (-73kg), les Essonniens pointaient ainsi à 3-1 à la pause.
Levêque affûté pour Paris
En -81kg, c’est à un festival de yukos que l’on assistait de la part de Spiros Eleftheriadis, qui scorait à trois reprises en à peine plus d’une minute avant de contrôler la fin de combat contre Yann Lecorre. Laura Hieu-Filet (-70kg) enfonçait encore un peu plus le clou en suivant en poussant Inesse Chaima Abdelkader à l’abandon sur ude-garami, avant que Roméo Lévêque (+90kg), sélectionné pour le prochain Paris Grand Slam de Paris en -100kg, n’expédie Gaylord Jolly sur deux arrachés efficaces. Avec le second forfait chiroquois en -90kg et celui du clan nantais en +70kg, cela donnait finalement un net 2-7 pour le JCCMM qui finira cette phase éliminatoire en douzième position, alors que Nantes fera partie des équipes reléguées cette année.
JC Pontault-Combault / AC Boulogne-Billancourt : 4-4
En Seine-et-Marne, si l’hôte du JC Pontault-Combault regardait lui aussi dans le rétroviseur pour espérer rempiler l’an prochain, c’est vers les sommets que se tournait en revanche l’AC Boulogne-Billancourt, promu invaincu en quête d’un succès qui leur offrirait un quart dans leur antre du gymnase Souriau. Avec un car de Boulonnais chauffés à blanc pour les soutenir à l’extérieur, ce sont les Orange et Noir qui prenaient le duel par le bon bout, portés par les deux médaillées de bronze – et aux prises en quart de finale – des derniers Jeux de Paris, Haruka Funakubo (-57kg) et Sarah-Léonie Cysique (alignée en -63kg) qui dominaient respectivement la Néerlandaise Shannon Van de Meeberg et Mélodie Turpin. Entre ces deux combats, le petit frère Cysique, William, aligné du côté pontellois, obtenait le match nul contre Eliot Prévé en -73kg, tout comme Mark Van Dijke et Yoann Benezra en -90kg en début de deuxième période. Le premier point des locaux était l’œuvre du Batave Joshua De Lange (-81kg), qui marquait waza-ari sur un makikomi avant de voir son adversaire Sébastien Isarno concéder une troisième pénalité, mais Lucie Jarrot (-70kg) redonnait de l’air à l’équipe des Hauts-de-Seine en surpassant le uchi-mata de la récente médaillée nationale Laura Haberstock, avant de la piéger en fin de combat sur un uki-waza.
Marchand et Spijkers ont sonné la révolte
Une avance qui allait fondre comme neige au soleil lors des combats des +70kg et des +90kg, moment choisi par Valentine Marchand, déjà à son avantage lors des championnats de France à Saint-Étienne mi-décembre, pour enrouler Emma Saudrais, et par Jur Spijkers, le quatrième renfort venu lui aussi des Pays-Bas, pour « atomiser » l’Ukrainien Yevheniy Balyevskyy d’un harai-goshi supersonique sur l’avancée de son partenaire. Deux forts impacts qui plaçaient, pour la première fois de la rencontre, le JC Pontault-Combault (3-3, 300 à 210) en tête. La Boulonnaise Léonie Gonzalez (-52kg) ne s’en laissait pas conter puisqu’elle plaçait, après un bon travail au sol, un juji-gatame imparable à Clémentine Roger. Tout était donc encore possible lors du dernier combat, mettant aux prises Mohamed-Lamine Degnouche, vice champion de France 2e division 2024, et Anatole Guillard, champion de France juniors cette même année. Après deux minutes d’observation, c’est le premier qui s’illustrait, avec deux o-uchi-gari à gauche valorisés yuko. Insuffisant pour renverser la vapeur, mais bien assez pour enflammer le public qui y croyait dur comme fer. D’autant plus qu’Anatole Guillard, concentré sur sa rencontre et non sur le score total de la rencontre, s’embarquait de bon cœur dans des séquences de corps-à-corps… À raison puisqu’il marquait à son tour yuko sur ko-uchi-gake avant de tenir le choc jusqu’au gong libérateur pour les siens. Mission accomplie pour l’ACBB, troisième promu qui verra les quarts en compagnie du RSC Montreuil et des Arts Martiaux Saint-Gratien.
FLAM 91 / Judo Nice Métropole : 2-3
Pour accompagner dans le top 4 ces trois formations qui ont formidablement réussi leurs débuts, il ne restait plus qu’à attendre le dénouement du duel d’invaincus entre FLAM 91 et le Judo Nice Métropole. Une opposition de haut vol qui aura mis du temps à se décanter, les deux premiers combats – Lou Lemire / Rania Drid (-63kg) et Kaïs Guettari / Sacha Gigli (-81kg) – se soldant sur des matches nuls et vierges. En -70kg, c’est Laura Duchaussoy, victorieuse de trois tournois Label Excellence juniors en 2025, qui se payait la double championne de France seniors Florine Soula d’un ippon/o-soto-gari parfaitement exécuté après moins de trente secondes d’affrontement. Tout était à refaire lorsque le Géorgien Irakli Beroshvili (-90kg), renversé par le sumi-gaeshi d’Ibrahim Keita, bondissait sur l’occasion pour conclure en immobilisation. L’Essonnienne Bintibe Lang (+70kg) résistait ensuite à Grâce-Esther Mienandi Lahou, avant que Francis Damier (+90kg) ne profite de l’absence de lourd dans les rangs niçois pour redonner l’avantage aux siens au retour des vestiaires.
Le mot de la fin pour Raphaël Gigli
Si aucune victoire n’était décernée non plus en -52kg (Shirine Boukli/Léa Métrot) ni en -57kg (Chloé Devictor/Ophélie Vellozzi), le point des -66kg tombait entre-temps dans l’escarcelle d’Abdesalem Khiri, qui balayait Seima Louette. 2-2, 200 points partout, avant que Léon Muteba et Raphaël Gigli – de retour sur la Côte d’Azur cet été en provenance… du FLAM 91 – n’entrent en piste… Moins actif que son jeune adversaire remonté comme jamais, le Sudiste encaissait deux pénalités, avant de contrer sa tentative de kata-guruma pour le plaquer sur les épaules. L’arbitrage vidéo lui accordait un waza-ari sur cette action, avantage qu’il parvenait à conserver jusqu’à la fin du temps réglementaire. Délivrance dans le camp azuréen, qui recevra lors des quarts de finale ; grise mine du côté essonnien, tenu d’aller chercher sa place au Final Four à l’extérieur dans un gros mois.


















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